15 juillet 2008

Georges Flipo : La Diablada - éd. Anne Carrière

 

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4ème de couverture:

"Une bonne nouvelle ne doit laisser aucune chance au lecteur. Il faut d'abord l'embobiner doucement, puis l'entraîner très vite, irrésistiblement, vers une chute qu'il guette sans pouvoir la deviner. Les nouvelles de Georges Flipo sont avant tout de belles histoires, brossées en petites touches rapides, acides ou tendres, avec un sens aigu du raccourci. Elles font voyager le lecteur dans d'autres continents, d'autres époques, ou simplement dans l'enfance, sans jamais lui laisser le temps de s'ennuyer. Parmi les douze nouvelles de cet ouvrage
" La diablada ". Un jeune touriste cède à l'appel de la diablada, la danse païenne des mineurs boliviens. " L'Avarice, attribution incertaine ". Un tableau aux origines obscures, vieux de quatre siècles, bouleverse la vie d'un couple d'enseignants. " Les banquets du Stalag XVIII E ". Deux cuisiniers vont offrir à leurs compagnons de stalag la plus belle des évasions. "
 

Au début, je l'avoue, je n'avais pas envie de lire ce livre (malgré de bonnes critiques lues un peu partout).

Je gardais un excellent souvenir du "Vertige des auteurs" et je craignais de ne pas résister à la tentation de faire des comparaisons idiotes ("hmmmm, ça se voit que c'était son premier essai, c'est moins abouti que son 2ème roman...") Et puis je trouve que la nouvelle est un art bien difficile à maîtriser : entre le texte trop court, qui fait pernser que l'auteur n'avait finalement pas tant de matière à écrire, et le texte trop long qui trahit parfois l'incapacité à mener un vrai roman à terme, l'équilibre est délicat à trouver. Souvent, je ne termine pas les recueils de nouvelles, car je m'y ennuie vite...

 

Heureusement, pour celui-ci, il n'en fut rien ! 

Pourtant, à chaque début d'histoire, je me disais "oh non, pas encore une histoire de...". Mais les chutes des récits me surprenaient (presque) toujours et me ravissaient à chaque fois ! Georges Flipo a du talent pour revisiter les traditions ! Et, en plus, il le fait avec un humour réjouissant.

 

La majorité des nouvelles m'a plu.

Je n'ai pas aimé "Les oiseaux n'aiment pas le sel" (beaucoup trop convenu), "Les Saintes-Larmes-de-la-Mer" (bon, c'est vrai, les histoires de marin m'ont toujours assomée...), "Sur la vieille montagne" (désolée, je n'y ai pas trouvé le moindre intérêt...)

Par contre, j'ai adoré "La Diablada" (qui distille subtilement l'angoisse et le doute) et surtout " Le parfum des profondeurs", qui est sans conteste ma nouvelle préférée en raison de sa finesse psychologique et de sa pointe de cruauté.

Mention particulière également pour "Stalag XVIII E", conté avec pudeur et une juste émotion (et qui me touche tout spécialement pour des raisons personnelles...) 

Bon, allez, à mon tour de faire ma fayotte : Georges, si vous passez par ici...Encore !!!