28 mai 2006

William Sutcliffe : Vacances indiennes - 10/18

Pour Dave, les vacances s'annoncent mal. Tous ses amis sont partis à l'autre bout du monde, et il se retrouve seul, à maudire cette mode des voyages initiatiques. Incapable de résister au charme de Liz, Dave finit par la suivre dans un périple en Inde qui va se révéler particulièrement mouvementé ! Car là-bas, il s'attire les foudres de son acolyte féminin, en pleine révélation bouddhiste, et la haine de tous ces pseudo-routards qui fréquentent les mêmes hôtels. Avec un humour détonnant, William Sutcliffe s'en prend à ces nouveaux consommateurs de l'aventure et autres hippies de contrefaçon, qui traversent la vie comme les rayons d'un grand magasin.

Il m'arrive rarement de rester scotchée à un roman au point de n'éteindre la lumière qu'à 2 heures du matin, et juste parce que mes yeux se fermaient tous seuls. Mais c'est ce qui m'est arrivé quand je lisais Vacances indiennes.

Heureusement, il n'est pas nécessaire d'aimer le trekking ou les grands voyages aventureux pour apprécier le livre. Car cette histoire iconoclaste, qui offre une satire hilarante d'une société anglaise "étriquée, égocentrique et imbue d'elle-même", mais aussi une réflexion acide sur ce que "voyager" peut signifier dans une société de consommation comme la nôtre, est une sacrée réussite !

Bref, j'ai beaucoup aimé l'humour absolument ravageur de William Sutcliffe, et j'ai suivi avec passion, mi-horrifiée, mi-écroulée de rire, les aventures peu enviables de Dave, qui nous fait naviguer avec lui entre ridicule et sublime. En petit avant-goût des grandes vacances, je le recommande ! Et surtout, à la fin de l'aventure, n'oubliez pas de respirer !

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10 avril 2006

Anita Nair : Compartiment pour dames - Picquier poche

Dans le train qui la conduit à destination, Akhila, femme indienne de 45 ans, sans mari, sans enfant, fait la connaissance de ses compagnes de voyage. A travers leurs confidences sur leurs vies faites de renoncements, de frustrations, de révoltes, Akhila cherche la réponse aux questions qu'elle se pose : une femme a t-elle besoin d'un homme pour exister ? Comment redevenir maîtresse d'un destin sans avenir ?

J'ai adoré ce livre !

Certes, le thème des "portraits de femmes" n'est pas nouveau, mais Anita Nair écrit extrêmement bien, et on est captivé dès les premières pages. Toutes ces voyageuses sont bien attachantes (avec une mention spéciale pour Margaret, qui se venge de son mauvais mari en le rendant obèse !) et chaque personnage est bien campé.

Et pour les gourmandes (comme moi...), tous ces plats indiens qui semblent si délicieux... J'ai failli lécher les pages !

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