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08 octobre 2007

Alison Lurie : La vérité et ses conséquences - Rivages

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Si vous n'avez jamais lu Alison Lurie, surtout ne commencez pas par celui-là ! En effet, ce n'est vraiment pas son meilleur roman. Quelle déception !

4ème de couverture :
"Jane est au jardin lorsqu'elle aperçoit un homme se diriger vers elle. Qui est cet inconnu ? Son propre mari qu'elle ne reconnaît plus. Alan, certes, a changé. Brillant, sportif, et séduisant jusqu'alors, il s'est transformé suite à un accident de volley-ball, en époux morose et plaintif. Après des années d'un mariage heureux, la relation tourne à l'animosité feutrée. Jane supporte difficilement d'être devenue une garde-malade. Alan ne supporte pas mieux d'être un malade gardé. Un couple extrêmement différent entre alors en scène. Delia Delay, écrivain, est invitée en résidence par l'université dans laquelle Jane et Alan travaillent. Elle est célèbre à plus d'un titre : pour son œuvre, sa beauté, ses maux de tête et son égotisme avéré. Henry, son soi-disant mari, l'accompagne... Une existence, aussi paisible soit-elle, n'est jamais à l'abri d'un dérèglement soudain et d'une nouvelle chorégraphie du destin. C'est le propos de cette comédie tendre et désopilante, variation subtile sur l'amour et ses disgrâces, les petits désastres, les attirances imprévues et l'infinie contradiction des sentiments."

Sur un sujet à priori politiquement incorrect — doit-on supporter longtemps que son conjoint soit malade, qui est le prisonnier de l'autre, comment s'installe le désamour — Alison Lurie, cette fois, manque complètement son coup.

Pourtant, le roman commence bien. L'auteur n'est pas très tendre avec le personnage d'Alan, le mari de Jane, qui traîne son martyr tout au long du roman mais qui ne suscite que l'agacement ou le rire. Alison Lurie sait distiller quelques réflexions bien observées, avec un humour assez acerbe, sur la position de chacun des époux face à la maladie qui, petit à petit, dynamite leur couple.Puis entre en scène l'autre couple, celui de Delia, romancière migraineuse et adulée de ses lecteurs, qui n'a rien écrit de très bon depuis longtemps, et de son mari Henry —pas si marié que cela...— qui l'assiste docilement. Évidemment, les "souffrants" vont se comprendre tandis que les "soignants" vont se trouver des points communs...

Tout semble place pour les chassés croisés réjouissants auxquels Lurie nous avait habitués depuis "Liaisons étrangères"...et tout s'évanouit brusquement. A la moitié du livre environ, l'histoire disparaît purement et simplement, les personnages se vident de leur substance, l'intrigue n'avance plus, les situations sont tirées par les cheveux et plus ridicules que comiques... J'ai trop de tendresse pour l'auteur, et de reconnaissance pour les bons moments passés dans ses précédents livres, pour éreinter aujourd'hui cette dernière publication. Mais force m'est de reconnaître que je n'ai pas rencontré la "comédie tendre et désopilante" que me promettait le résumé de couverture. Et je me suis ennuyée.

Commentaires

Bon, et bien je passe alors !!!!

Ecrit par : Gambadou | 10 octobre 2007

Merci du conseil Turquoise, comme j'ai l'intention de lire cet auteur, je vais donc éviter celui-là !!
Bises et bonne journée !

Ecrit par : Florinette | 11 octobre 2007

Ah c'est râlant d'être déçue surtout quand on aime bien l'auteur :(

Ecrit par : anjelica | 11 octobre 2007

Pas de chance pour toi Turquoise ! Je l'ai beaucoup aimé ce roman. Moins faciles et attachants que ses derniers romans parus mais certainement le plus dérangeant et intellectuellement stimulant que j'ai lu d'elle depuis la vérité sur Lorin Jones... comme quoi :-)

Ecrit par : yueyin | 11 octobre 2007

@ Gambadou : oui, celui-ci, on peut passer ! :-)

@ Anjelica : je suis bien d'accord ! Heureusement, Alison Lurie a écrit beaucoup d'autres livres, et qui sont bons, eux...

@ Yueyin : comme c'est drôle ! Visiblement, nous avons eu une perception totalement différente. De mon côté, j'ai trouvé au contraire que c'était son livre le moins stimulant ! Et le côé "c'est la souffrance qui stimule la création" est vraiment un lieu commun rebattu...
Mais c'est bien qu'il y ait des avis différents sur les livres. ;-))

Ecrit par : Turquoise | 11 octobre 2007

@ Oui, Florinette, fais-moi confiance, commence plutôt par les "Liaisons étrangères" pour partir à la découverte d'Alison Lurie ! Et tien ne t'empêchera de lire "La vérité..." par la suite.
Bises à toi et bon vendredi ! A bientôt !

Ecrit par : Turquoise | 11 octobre 2007

je suis bien d'accord avec toi Turquoise, sur la diversité et sur la façon d'aborder Allison Lurie... j'ai lu Liaisons étrangères en tout premier il y a déjà pas mal de temps et c'est ce livre qui m'a donné envie de connaître l'auteur... As-tu lu son délicieux essai sur la littérature "enfantine" Ne le dites pas aux grands ?

Ecrit par : yueyin | 13 octobre 2007

Et bien, j'attendrai de le trouver en bibliothèque ;-)

Ecrit par : katell bouali | 13 octobre 2007

@ Yueyin : oui, j'ai lu "Ne le dîtes pas aux grands", et j'avais adoré !

@ Katell : oui, je crois qu'il vaut mieux l'emprunter en bibliothèque plutôt que de dépenser ses sous pour ce-titre là !

Ecrit par : Turquoise | 14 octobre 2007

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