12 février 2007
Georges Flipo : Le Vertige des auteurs - Le Castor Astral
J'avais repéré ce titre sur le blog de Cuné. Depuis, j'ai eu l'occasion de voir plusieurs avis sur le livre et l'auteur dans la blogosphère. Je vais donc essayer de faire court.
4ème de couverture :
"Pour complaire à son patron qu'il vénère, Sylvain Vasseur se lance dans l'écriture. N'a t-il pas tout pour devenir écrivain ? Tout : l'égoïsme, la foi dans son talent, des admirateurs et des groupies, et même un incessant soutien de la presse, peut-être quelque peu prématuré. Que lui manque-t-il si ce n'est une oeuvre ? De mesquines impostures en folles espérances, le voici parti à la conquête d'un destin littéraire. Mais sa compagne sera t-elle tentée par une vocation de femme d'écrivain ?
Pour les auteurs potentiels, ce livre constituera peut-être le premier exorcisme contre le démon de l'écriture. Avec un humour aussi noir que féroce, par petites touches d'une acide vérité, Georges Flipo dresse le portrait de ces millions de Français qui possèdent un manuscrit dans leur tiroir. (...)"
Je me suis énormément amusée à lire ce livre, même s'il présente toutes les caractéristiques de ces livres écrits par d'anciens pubards qui se servent de tout ce qu'ils ont appris dans la pub. Le récit est donc efficace, et on ne s'ennuie pas une seconde aux mésaventures parfois cruelles de ce tâcheron dépourvu de talent. Sylvain Vasseur est certes un pompeux crétin bouffi d'égocentrisme qui suscite plus de moquerie que de compassion chez le lecteur, mais le système qui encourage tragiquement sa sottise et ses illusions est aussi condamnable. Ainsi, on voit également se dessiner, en creux, l'image complexe (et parfois peu flatteuse) du lectorat lui-même...
Editeurs, imprimeurs, publicitaires, personnalités de la télé, fans enamourées, écrivailllons de tous poils, lecteurs sans discernement, tout le monde en prend pour son grade dans ce roman de Georges Flipo. Bref, c'est corrosif et follement drôle...du moins, si l'on n'a pas l'ambition de devenir écrivain !
Essel, qui a fait également une critique de l'ouvrage, a été déçue par la fin de l'histoire. J'avoue que ce ne fut pas mon cas. Au contraire, je ne m'attendais pas à ce dénouement, et je l'ai trouvé particulièrement féroce. Sylvain Vasseur va quand même payer très cher son aveuglement...
Je me demandais si ce "Vertige des auteurs" était très autobiographique. J'ai trouvé la réponse sur le blog de Stéphane Laurent, ami de l'auteur, qui a procédé à une interview courte mais intéressante. Comme je ne peux pas inclure de lien dans mes notes (toujours les mêmes problèmes de navigateur trop vieux, éditeur de texte restreint pour Mac, bla bla bla de Blogspirit...), je retranscris donc bêtement les adresses ci-dessous :
- L'interview de Georges Flipo : http://slaurent.over-blog.com/article-4635196.html
- La critique de Cuné : http://cuneipage.over-blog.com/article-5185255.html
- La critique d'Essel : http://essel.over-blog.com/
Avant de clore cette note, j'aimerais rapprocher "Le Vertige des auteurs" du livre de Vincent Ravalec, "L'Auteur". Il est amusant de noter que les deux livres traitent d'un sujet similaire, mais de façon assez différente...(Zut ! Pour mon intention de faire court, c'est drôlement loupé ! )
22:20 Publié dans ROMANS FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note


Commentaires
J'avais lu l'article de cuné, décidément ce livre plait beaucoup :-) - merci pour les liens !
Ecrit par : yueyin | 12 février 2007
En effet, Yueyin, ce livre semble avoir beaucoup de succès. Visiblement, l'histoire se termine mieux pour l'auteur que pour son malheureux héros !
Et je suis contente que les liens t'aient plus ! :-))
Ecrit par : Turquoise | 12 février 2007
Effectivement il n'y a que des critiques élogieuses sur ce livre !!! ;-)
Ecrit par : Florinette | 13 février 2007
Donc, il va atterrir dans ma LAL!!! Demain, je n'oublierai pas mon précieux carnet lors de mon expédition à la médiathèque!
Ecrit par : katell bouali | 13 février 2007
@ Florinette : oui, il n'a aucune raison d'être flipé, Flipo (oui, ce jeu de mots est minable... On dirait du Sylvain Vasseur !) ;-D
@ Katell : ah oui, il ne faut jamais sortir sans sa LAL en poche !
Ecrit par : Turquoise | 13 février 2007
Ecrire un commentaire