« Alison Lurie : Liaisons étrangères - Rivages poche | Page d'accueil | William Sutcliffe : Vacances indiennes - 10/18 »
22 mai 2006
Michel Cyprien : Le chocolat d'Apolline - Folio
4ème de couverture :
Elle est très grosse (130 kgs), elle aime le chocolat, les films de Fellini, la philosophie. Sans doute aimerait-elle aussi l'amour et le sexe, mais, de ce côté-là, Apolline vit plutôt dans la misère affective et dans l'attente du bonheur.
Apolline est dominée par sa mère, vieille dame tyrannique avec qui elle entretient des rapports conflictuels et passionnels.
Avec son physique et sa volumineuse chevelure noire, Apolline ne passe jamais inaperçue. L'occasion va lui être enfin donnée de régler ses comptes avec l'existence — avec les autres, mais aussi avec elle-même — et de se libérer de tout ce qu'i l'accable depuis l'enfance.
"Le chocolat d'Apolline" c'est aussi la vie d'une femme bien d'aujourd'hui qui baigne dans la culture de son époque. On réfléchit avec elle sur nos propres préjugés, on rit avec elle, var son parcours semé de coups de théâtre est à l'image de la vie : un mélange de gravité et de cocasserie, de moments raisonnables et d'autres parfaitement délirants.
J'ai longtemps hésité à proposer ce livre, bien que je le trouve absolument remarquable. Peut-être est-ce parce que c'est un roman essentiellement psychologique, et que j'avais l'impression qu'il fallait avoir une sensibilité à ce type d'écriture pour en apprécier toute la force. En même temps, c'est un si bon livre, Apolline est un personnage si attachant, l'auteur écrit avec un tel talent que ce serait dommage de ne pas essayer de lui attirer la plus grande audience possible.
10:15 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Commentaires
Je ne connais absolument pas, je note avec grand intérêt, merci ! Comme ça, à travers ce que tu en dis, ça me fait penser à la Dolores de Wally Lamb, me souviens plus du titre exact, (Le chant de Dolorès ?) gros succès aux USA et très bon roman. C'est curieux que ce soit des hommes qui se mettent dans la peau de grosses femmes, et qui réussissent la gageure d'en faire des romans touchants et drôles, quand même !
Ecrit par : Cuné | 22 mai 2006
Je me suis dit la même chose en refermant le livre ! Et je me suis même demandé si l'auteur n'était pas une femme en réalité... Ceci dit, je trouve souvent que les écrivains masculins sont souvent très bons quand ils osent laisser parler leur part féminine (ça fait assez cliché, ce que je dis là, mais je le pense...)
Je ne connais pas Wally Lamb mais je vais chercher en bibliothèque...
Ecrit par : Turquoise | 22 mai 2006



